ÉDITORIAL : Debout face aux manœuvres de DP World Par IBRAHIM MIYIR ALI

Actualité 04 février 2026 1 Vues
ÉDITORIAL : Debout face aux manœuvres de DP World Par IBRAHIM MIYIR ALI

La sentence arbitrale rendue à Londres sonne comme un désaveu cinglant pour DP World et une victoire éclatante pour Djibouti. Depuis 2018, la République a dû affronter une pluie de procédures, de pressions médiatiques et d’accusations fallacieuses pour avoir osé reprendre le contrôle d’une infrastructure stratégique : le terminal à conteneurs de Doraleh.

Le jugement de la London Court of International Arbitration balaie sans appel les prétentions exorbitantes de près d’un milliard de dollars réclamées par DP World. Plus encore, il rappelle une vérité élémentaire : un État souverain a le droit inaliénable de décider du sort de ses infrastructures stratégiques. En confirmant que Port de  Djibouti SA n’avait aucune responsabilité dans la résiliation de la concession, la juridiction a réduit à néant la stratégie du géant émirati. Un géant qui est contraint non seulement de renoncer à ses prétentions mais aussi de régler les frais d’arbitrage et de défense.

Ce revers n’est pas seulement une victoire juridique, il est un avertissement adressé à ceux qui pensent encore pouvoir imposer leurs intérêts privés contre la volonté d’une nation. En échouant une nouvelle fois dans sa croisade judiciaire, DP World découvre les limites d’une politique de l’intimidation. Cette politique qui, de Londres à Djibouti, n’a d’autre objectif que de fragiliser la souveraineté économique d’un pays maître chez lui.

Djibouti, par cette décision, affirme haut et fort que ses ports et ses infrastructures ne sont pas à vendre ni à brader. La voie est désormais tracée : seule une négociation directe, respectueuse des intérêts de l’État et de son peuple, pourra mettre un terme à ce contentieux. Le reste n’est que diversion.

Ce jugement, sans appel, n’éteint pas le bras de fer. Mais il marque une étape décisive : celle où une petite nation rappelle au monde entier que la dignité et la souveraineté ne se négocient pas.

Partager :